Le réseau AWALE est un espace public de débat démocratique pour la promotion de l'économie solidaire avec un commerce équitable. Nous vous invitons à parcourir le site au gré de vos besoins et de vos envies.

Un autre monde est possible maintenant, rejoignez nous sur F.S.M. 2009 et Via campesina

Jardins partagés en milieu urbain

 

Les membres fondateurs du réseau AWALE sont à l'initiative de différents micros projets locaux autour des jardins communautaires et de la souveraineté alimentaire. Aujourd'hui le réseau AWALE capitalise ses experiences et ses liens fructueux avec différents réseaux pour essaimer sur les cinq continents et plus particulièrement vers les Pays les moins avancés.

C'est à partir d'un diagnostic partagé sur la problématique liée à la géographie des populations, dont certaines études prospectives envisagent des taux de population de 80 % dans certaines zones urbaines, que des membres du réseau AWALE ont pilotés des projets de jardins communautaires. Le moindre des impact de la croissance urbaine, qui renvoie au phénomène d'urbanisation des populations et des espaces, est de toute évidence celui de l'autonomie alimentaire des populations les plus vulnérables dans ce contexte.

De nombreuses actions de terrain montrent que la fracture alimentaire n’est pas une fatalité. Leur reconnaissance est souvent encore nécessaire. Leur développement doit être renforcé. Leur mise en lien, dans chaque territoire de vie, doivent être encouragés autour de valeurs partagées…

Le réseau du Jardin dans tous ses états, initiateur du Manifeste des Terres Nourricières en Partage appelle à développer les initiatives suivantes :

Repérer, au Nord comme au Sud, et rendre compte des actions locales remarquables déjà efficientes sur tout ou partie des ambitions décrites et susceptibles d’être particulièrement éclairantes et stimulantes

Organiser un grand forum de restitution et d’échange autour de ces expériences, sous l’égide du « Manifeste des Terres Nourricières en partage » (projet sur Lille en 2009)

Apporter un soutien à la création de systèmes de production - distribution alimentaire locale (autrement appelé circuit alimentaire local) répondant aux critères du Manifeste des Terres Nourricières en Partage.

 

 

 

 

Pour une agriculture péri-urbaine

L'absolue nécessité de penser et de mettre en oeuvre une agriculture péri urbaine, voire de proximité pour les cultures vivrières, nous a animer au cours de ces vingt dernières années notamment en faveur des quartiers d'habitat social dégradés et au bénéfice des populations en situation de précarité .

En effet, depuis la première révolution industrielle, les villes concentrent de plus en plus d'habitants et s'étalent au détriment de l'espace rural. La croissance des villes s'accompagne de mutations économiques et sociales importantes. Aujourd'hui, l'urbanisation rapide concerne avant tout les pays en voie de développement : on estime que chaque jour, 165 000 personnes dans le monde viennent s'installer en ville et nourrissent l'exode rural. La forte croissance démographique explique également le développement des villes des pays du Sud.

En 2006, la population urbaine totale est évaluée à 3,15 milliards d'urbains sur 6,5 milliards d'être humains.

 

L’agriculture urbaine, pour nourrir les villes (source CRDI)

 

* La pauvreté est la cause principale du problème de la faim.
* Au niveau international, grand nombre de personnes ne possèdent pas assez de terre pour pouvoir faire pousser des aliments ou ont un revenu insuffisant pour être en mesure d’en acheter.
* La faim peut entraîner des problèmes de santé, des niveaux d’énergie très bas, et même, la déficience mentale.
* La faim peut aussi accentuer la pauvreté, puisqu’en réduisant la capacité à travailler, elle nuit à la possibilité de gagner un revenu.

 

CULTIVER LA VILLE DANS DES JARDINS PARTAGÉS

- L’agriculture urbaine contribue à alimenter les familles et les collectivités partout dans le monde.
- Un approvisionnement régulier en denrées alimentaires cultivées sur place peut faire une différence considérable dans la vie des citadins pauvres. Non seulement il peut contribuer à améliorer la santé nutritionnelle, mais il peut aussi permettre de dégager une partie du revenu familial qui pourra être consacrée à des dépenses non alimentaires, notamment l’éducation.
- Selon les estimations, les producteurs urbains de Dar es-Salaam fournissent quotidiennement aux citadins environ 95 000 litres de lait, 6 000 caisses d’œufs frais et 11 000 kilos de volaille. Chaque année, ils cultivent près de 100 000 tonnes de végétaux, notamment des produits de base comme le maïs et le manioc.

 

Pour la souveraineté alimentaire

Voici un texte de Via Campesina sur la souveraineté alimentaire qui a été distribué à Porto Alegre, durant le forum social.

Qu'est- ce que la souverainté alimentaire?

La souveraineté alimentaire désigne le DROIT des populations, de leurs Etats ou Unions à définir leur politique agricole et alimentaire, sans dumping vis à vis des pays tiers.

La souveraineté alimentaire inclut:

la priorité donnée à la production agricole locale pour nourrir la population, l’accès des paysan(ne)s et des sans-terre à la terre, à l’eau, aux semences, au crédit. D’où la nécessité de réformes agraires, de la lutte contre les OGM (organismes génétiquement modifiés) pour le libre accès aux semences, et de garder l’eau comme un bien public à répartir durablement.

Le droit des paysan(e)s à produire des aliments et le droit des consommateurs à pouvoir décider ce qu’ils veulent consommer et qui et comment le produit.

le droit des Etats à se protéger des importations agricoles et alimentaires à trop bas prix, des prix agricoles liés aux coûts de production: c’est possible à condition que les Etats ou Unions aient le droit de taxer les importations à trop bas prix, s’engagent pour une production paysanne durable et maîtrisent la production sur le marché intérieur pour éviter des excédents structurels.

La participation des populations aux choix de politique agricole.

La reconnaissance des droits des paysannes, qui jouent un rôle majeur dans la production agricole et l’alimentation .

D'où vient le concept de souveraineté alimentaire?

Le concept de souveraineté alimentaire a été développé par Via Campesina et porté au débat public à l’occasion du Sommet Mondial de l’Alimentation en 1996 et présente une alternative aux politiques néo-libérales. Depuis, ce concept est devenu un thème majeur du débat agricole international, y compris dans les instances des Nations Unies. Ce fut le thème conducteur du forum des ONG parallèle au sommet mondial de l’alimentation de la FAO de juin 2002.

 

Les politiques néo-libérales ruinent la souveraineté alimentaire

 

Les politiques néo-libérales donnent la priorité au marché et à la finance et non à l‘alimentation des populations. Elles n’ont en rien contribué à éradiquer la faim dans le monde, au contraire, elles ont accru la dépendance des populations envers les importations agricoles. Et elles ont renforcé l’industrialisation de l’agriculture, en mettant en danger le patrimoine génétique, culturel et environnemental de la planète ainsi que notre santé. Elles ont contraint des centaines de millions de paysan(ne)s à l’abandon de leurs pratiques agricoles traditionnelles, à l’exode rural, ou à l’émigration.

Des Institutions internationales comme le FMI (Fonds Monétaire International), la Banque Mondiale, et l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) ont mis en œuvre ces politiques dictées par les intérêts des firmes transnationales et des grandes puissances. Des accords internationaux (OMC), régionaux (Accord de Libre Echange des Ameriques ALCA) ou bilatéraux de « libre »-échange des produits agricoles permettent en fait à celles-ci de contrôler le marché mondialisé de l’alimentation. L’OMC est une institution totalement inadéquate pour traiter les questions relatives à l'alimentation et l'agriculture. Via Campesina demande donc que l’OMC se retire de l’agriculture.

 

Le dumping détruit la production alimentaire

Dans le monde entier, des importations agricoles à bas prix détruisent l’économie agricole locale; c’est le cas du lait européen importé en Inde, du porc US dans les Caraïbes, de la viande et des céréales UE en Afrique, de l’alimentation du bétail en Europe, etc…. Ces produits sont exportés à bas prix grâce à des pratiques de dumping. Les Etats-Unis et l’Union Européenne ont fait entériner par l’OMC une nouvelle pratique de dumping, qui remplace les aides à l’exportation par une forte baisse de leurs prix agricoles, associée à des paiements directs payés par l’Etat.

Pour réaliser la souveraineté alimentaire, il est indispensable d’arrêter le dumping !

La souveraineté alimentaire inclut un commerce international juste :

La Souveraineté Alimentaire ne s’oppose pas aux échanges mais à la priorité donnée aux exportations :

- elle permet de garantir aux populations la sécurité alimentaire, tout en échangeant avec d’autres régions des productions spécifiques qui font la diversité de notre planète. Il faut donner à ces échanges un nouveau cadre, sous l’égide des Nations Unies, qui :

- donne la priorité à la production locale, régionale avant l'exportation,

- autorise les Etats/Unions à se protéger des importations à trop bas prix,

- autorise des soutiens publics aux paysans, à condition qu'ils ne servent pas directement ou indirectement à exporter à bas prix,

- garantisse une stabilité des prix agricoles au niveau international par des accords internationaux de maîtrise ( et de partage ?)de la production.

L ’accès aux marchés internationaux n’est pas une solution pour les paysans

Le problème des paysans c’est d’abord et avant tout le manque d’accès au marché local, l'accès à leurs propres marchés locaux à cause des prix trop bas pour leurs produits et des pratiques de dumping à l’importation auxquelles ils sont confrontés. L’accès aux marchés internationaux concerne seulement 10% de la production mondiale ; il est contrôlé par des firmes transnationales et les plus grandes entreprises agro-industrielles grands producteurs. .

Pour les produits tropicaux (café, bananes, ....) le problème n’est pas le manque d’accès mais la domination du marché par des transnationales et les prix trop bas pour les paysans. L’exemple des produits tropicaux est à cet égard extrêmement révélateur : ils bénéficient d’un accès quasiment libre dans les pays du Nord et les familles paysannes du Sud n’en ont tiré aucun bénéficié ni amélioration de leur situation.

 

Les politiques agricoles doivent soutenir une agriculture paysanne durable

 

Au Nord comme au Sud, des soutiens publics (subsides, crédits,...) peuvent être importants pour stimuler et maintenir une production alimentaire paysanne et durable.

Pour être en mesure d’exercer leur souveraineté alimentaire, les pays du Nord comme du Sud doivent pouvoir soutenir leur agriculture afin de garantir le droit à l’alimentation de leurs populations, de préserver leur environnement , de développer une agriculture durable et de se protéger du dumping. Ils doivent pouvoir aussi être en mesure de soutenir leur agriculture pour l’accomplissement d’autres tâches d’intérêt public, qui peuvent être différentes selon les pays et leurs traditions culturelles. Mais actuellement, les Etats Unis et l’ Union Européenne en particulier abusent des soutiens publics pour réduire artificiellement leurs prix de marché interne et pratiquer le dumping de leurs excédents

Mais actuellement les Etats Unis et l’ Union Européenne en particulier abusent de soutiens publics à leurs plus grands producteurs, maintiennent des prix de marché interne artificiellement bas, et ainsi pratiquent de façon masquée le dumping de leurs excédents sur les marchés internationaux, en détruisant l’agriculture paysanne aussi bien aux Etats-Unis, dans l’Union Européenne au Nord et au Sud que dans le reste du monde.

 

 

 

 

 

Des alliances sont indispensables

Depuis plusieurs années Via Campesina a joué un rôle moteur dans le développement de réseaux internationaux regroupant des mouvements sociaux, environnementaux , ONG de développement, consommateurs,….. De Seattle à Gênes et à Porto Alegre, ces réseaux développent des propositions et des stratégies indispensables pour faire cesser les politiques néo-libérales et développer des politiques solidaires.

 

 

 

Que faire concrètement ?

Prendre contact avec les organisations membres de Via Campesina pour soutenir des initiatives et actions locales, nationales comme des occupations de terres, des initiatives de production paysanne durable, la défense des semences locales, des actions contre les OGM et le dumping, etc…

Il est aussi important de porter ce débat dans vos organisations ainsi qu’à et à vos gouvernements et parlements. Au niveau international vous pouvez participer à la journée mondiale des luttes paysannes ...

Page rédigée par le Service d'édition en langues nationales du Burkina Faso (SELAN)

 

Quelques experiences de jardins communautaires

awaCanadian Health Network

Jardins communautaires de la ville de Montréal

Cadre de vie et jardins communautaires

A voir en Rhone Alpe (France)

Les associations de femmes séropositives d’Orange Farm en Afrique du Sud

Les jardins communautaires de New-York

 

awa